Tribune
L’après-Nairobi et le gel de l’AFD : la France peut-elle tenir son rôle en Afrique sans ses instruments de soft power ?
Le gel des crédits de l’AFD depuis le 16 juin 2026 révèle une tension profonde entre les ambitions diplomatiques françaises affichées à Nairobi et les moyens effectivement mobilisés. Au-delà de la solidarité internationale, c’est l’intérêt national français lui-même qui est en jeu : rayonnement économique, emploi des jeunes diplômés, influence normative. Conjugué à la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers, ce changement de cap soulève une question stratégique non résolue : rupture assumée ou ajustement contraint dans un contexte où d’autres puissances consolident leur présence sur le continent africain.
